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Grandeurs de la Toscane

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Qui n’a jamais rêvé de ses célébrissimes villes, berceaux des arts, ou de ses collines de cyprès et d’oliviers ? Une région à découvrir en automne, quand le vert vire au pourpre et à l’or.

Une élégance toute champêtre

  • Les collines occupent les deux tiers de la terre toscane, lui offrant une douceur sans monotone. Sur les rondeurs du val d’Orcia, 80 hébergements d’agritourisme permettent de loger à la ferme : l’occasion de découvrir la vie rurale de l’intérieur, à pied, à vélo ou à cheval.
  • La Marenne, un marais asséché borde la mer Tyrrhénienne jusqu’au Latium  – la région de Rome. Sa ville principale est l’élégante Grosseto, mais chaque village a ses tours, sa place patricienne, ses maisons construites sur le tuf. On y croise parfois des bœufs aux cornes en lyre, tirant leur char à travers champs et pinèes ou humant la végétation odorante de la macchia – qui a donné le mot français « maquis ».
  • L’Arno ne coule qu’en Toscane et part du mont Falterona, dans les Apennins. Ses 240 kilomètres de méandres constituent un fil conducteur dans les paysages riants qu’il irrigue généreusement. Il effleure la belle cité d’Arezzo, puis relie florence et Pise, avant de déboucher en Méditerranée vers Livourne. Dans l’ample estuaire du fleuve, on goûte au ballet des oiseaux et aux carrelets des pêcheurs.

Des cités rivalisant d’éclat

  • Florence, capitale de la Toscane, est la cité des Médicis, pour qui travailla l’architecte Brunelleschi, un génie de la perspective. La coupole de son Duomo reste le plus audacieux monument de la ville. Le rayonnement florentin faisait des jaloux, imposant à ses maîtres une habileté politique proverbiale, développée par un compatriote, Machiavel.
  • Pise et sa fameuse « tour penchée », fut une des quatre républiques maritimes d’Italie. Elle s’est enrichie grâce à son audacieuse marine, battant Gênes dans le contrôle de la Méditerranée, avant d’être évincée par Venise.
  • Sienne a gardé son unité de style du XVe siècle. Deux fois l’été, le 2 juillet et le 16 août, les quartiers – contrade – s’opposent en une éclatante course de chevaux, le palio.
  • Lucques est une ville fortifiée autour d’un amphithéâtre romain. À l’ombre des clochers de fières églises, sont tapis palias et jardins clos, tel le palazzo Pfanner.

Une hospitalité en mode littoral

  • L’île d’Elbe fut dans l’antiquité un puissant centre métallurgique. C’est aujourd’hui un lieu de villégiature, offrant des plages tranquilles aux initiés. Pendant 300 jours, l’île a été la principauté d’opérette de Napoléon en exil. On voit toujours la fameuse Palazzina (villa) dei Multini où logeait l’empereur déchu, et d’où il s’évada le 26 février 1815 pour un bref et catastrophique retour au pouvoir.
  • Livourne, où l’architecture portuaire côtoie les villas Art nouveau, est connue pour son caractère indépendant. De sa puissante rade partit en 1571 la flotte qui battit les Turcs à Lépante, au nord du Péloponnèse. Ouverte sur le monde, Livourne était alors la seule ville au monde où juifs et chrétiens se côtoyaient dans les mêmes immeubles.

L’héritage étrusque

  • Populania est avec Sovana , une des plus importantes nécropoles de l’Étrurie antique. Le cœur de celle-ci correspondait à la Toscane actuelle. Elle comprenait douze cités-États, dirigées chacune par le zilath, magistrat obéissant lui-même à un chef du peuple.
  • La porte de Volterra est l’un des rares monuments étrusques encore debout, témoin d’une civilisation influencée par la Lydie (actuelle Turquie). Elle légua aux Romains l’urbanisme au carré, la religion, le calendrier et… les égouts !

Une plongée dans le Moyen-Age

  • Le village de San Gimignano porte le nom éloquent de « citta delle belle Torri », – cité aux belles tours-, car 72 maisons fortes s’y dressaient, rivalisant de hauteur. Il n’en subsiste que quatorze qu’on visite pour certaines : elles témoignent de l’indépendance acquise par les patriciens de San Gimignano au XIIe siècle contre l’arrogance de leurs puissants voisins.
  • Pistoia est l’une des cités les plus médiévales de Toscane. On y admire des monuments habilement décorés de fines arcatures. Elle fut l’enjeu des luttes de factions, entre villes gibelines, partisanes de l’empereur d’Allemagne, et villes guelfes, qui soutenaient le pape.
  • Monteriggioni est célèbre pour ses remparts qui nous sont parvenus entiers, presque dans leur état du XIIIe siècle. Cette bourgade est si typique du Moyen Âge toscan, qu’elle a servi de décor à de nombreux films, publicités et même à certains jeux vidéos.

Un berceau artistique

  • Les peintres toscans ont beaucoup donné au monde. Rompant avec l’art bzantin, Giotto a lancé la peinture italienne, ouvrant la voie aux gloires locales tels Fra Angelico, Piero della Francesca ou Boticelli. À Florence, les Médicis ont entretenu la vocation, passant à Michel-Ange ou Verrochio leurs premières commandes? les impressionnistes italiens, les Macchiaioli, ont débuté ici et Modigiliani est né à Livourne.
  • Les premiers écrivains de la péninsule -Pétrarque, Boccace et surtout Dante – étaient d’ici, ce qui a permis au dialecte toscan de servir de base à l’italien. Dans un style plus familier mais plus célèbre encore, le Florentin Collodi a décrit la vie des quartiers populaires à travers son Pinocchio.

Les plaisirs de la table

  • Le chianti, dont le vignoble s’étend entre Florence et Sienne, est le rouge le plus célèbre d’Italie ; on oublie qu’il est toscan, comme d’autres crus célèbres : montepulciano, carmignano et, en blanc, le san gimignano.
  • La bistecca alla firorentina (viande à la florentine) fait avec le goûteux et rare boeuf de race chianina. Son rival est le porchetta ( porcelet rôti). La terre produit une huile d’olive délicate et un pain à savourer au sortir du fournil, comma la schiacciata, fougasse au raisin et romarin.
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