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Autour des traditions de Noël

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L’art du verre et de cristal

En 1858, une sécheresse priva la région des Vosges des fruits d’arrière-saison qu’on suspendait au sapin. Un verriers des environs de Meisenthal aurait alors eu l’ide de les remplacer par des boules en verre soufflé. La tradition perdure puisqu’à chaque  fin d’année les artisans du Centre international d’art verrier reprennent la mailloche pour arrondir la prise de verre incolore sur laquelle a été posée une couche de couleur. Jaune, vert, rouge, violet, en forme de flocon ou de nuage, le résultat semble avoir la légèreté d’une bulle de savon cristallisée.

Après avoir admiré les artisans de Meisenthal, la visite se poursuit au musée contigu du Verre et du Cristal. Mémoire de la verrerie active de 1702 à 1969, il retrace le processus de fabrication, du sable aux plus belles pièces signées pour certaine par Émile Gallé. Vous retrouverez les créations Art nouveau de cet illustre maître nancéen, à 7 kilomètres, à « la Grande Place », le musée du Cristal de Saint-Louis-lès-Bitche. Avec 30% de plomb, le verre se transforme en étincelant cristal. Il suffit de lever les yeux pour s’en convaincre, face aux cinq lustres qui illuminent les vitrines du musée et de l’ancien four à pots. Sur réservation, vous assisterez au façonnage, à la taille et à la gravure dans les ateliers, avant de craquer côté magasin.

Tout près, en Alsace, le musée Lalique de Wingen-sur-Moder complète à merveille votre circuit avec l’exposition Happy Cristal et les créations de celui qui s’illustra dans la joaillerie, les flocons de parfum, les objets décoratifs…Vous aurez peut-être alors envie de regagner la mosellane Sarreguemines pour terminer sur une autre facette des arts de la table, la faïencerie, et sur un attrayant marché de Noël.

Des joujoux par milliers

Beau défi que celui de maîtriser un renne qui ne s’occupe ni de la droite ni de la gauche, et n’est guère motivé par la ligne d’arrivée. L’habileté de leurs valeureux guides à ski n’en est que plus impressionnante et le tiercé des spectateurs plus hasardeux. Chuchotez à l’oreille des cervidés l’adresse des enfants sages pour la nuit du 24…

Il est maintenant temps de visiter les caves d’affinage de comté situées juste en dessous et de goûter au domaine skiable des Rousses, station familiale juchée à 1100 mètres. Si l’artisanat jurassien du marche de Noël vous a plu, un saut s’impose à l’Atelier des savoir-faire de Ravilloles. Avant une visite à la boutique, petits et grands s’initient aux techniques de la poterie, de la menuiserie, de la confection…et surtout à la tournerie sur bois qui fit la renommée de cette région forestière avec ses boutons, ses manches d’outils, ses quilles, toupies et sifflets.

Il n’en fallait pas plus pour que Moirans-en-Montagne, à 16 kilomètres, devienne la capitale française du jouet. Pour justifier un tel titre, outre des entreprises comme Charliluce, Vilac, Jeujura ou Smoby, la petite ville se prévaut d’un musée du Jouer aux audacieux volumes géométriques. Rénové il y a peu de temps, il expose 3000 pièces de toutes les époques pour les enfants jusqu’à 110 ans…Pingouin en bois, camion de pompiers ou poupon en celluloïd, la nostalgie est au rendez-vous.

Un air de Moyen-âge

Les 10 et 11 décembre, le marché de Noël médiéval offrira un pendant aux grandes fêtes estivales, certes plus intimiste mais tout aussi animé. Quelle ambiance à la nuit tombée, lorsque les musiciens et les jongleurs de feu investiront la place du Châtel éclairée aux bougies. Tout autour, une quarantaine d’artisans démonstrateurs – sculpteur, ferronnier, chapelier -, s’activeront pour réaliser une enluminure ou un bijou unique.

Au cours de la promenade le long des rues et des remparts, poussez la porte de la collégiale Saint-Quiriace : une crèche vivante retracera la vie de saint François d’Assise qui n’attendit pas le classement Unesco pour venir ici commercer avec son drapier de père.

Célébration de la châtaigne

Les 9, 10 et 11 décembre prochains, la « Fiera di a castagna di Bucugnà » , Foire à la châtaigne de Bocognano, qui attire environ 20 000 visiteurs, offre l’occasion de découvrir la Corse de l’intérieur. Si les rivages de l’île de Beauté sont exceptionnels, la Corse profonde est splendide et encore plus attachante.

Très verte, moutonnante de châtaigniers géants plantés par les Génois ; l’arbre de vie corse, du bois dont on fait berceaux et cercueils, et dont la farine sert de base à la pulenta. Village déjà montagnard, entre le monte d’Oro (2389 m) et la vallée de la Gravona, villégiature des Ajacciens, Bocognano regorge de fontaines, de belles maisons aux portes cintrées et aux impostes de ferronnerie…et d’excellentes charcuteries.

Sous le chapiteau, chants corses à l’appui, vous aurez l’occasion d’apprécier le mariage de la pulenta et des figatelli, ainsi que d’autres produits identitaires de l’île : miel, biscuits, huile d’olive, fromage, vin, couteaux d’art… et le tempérament des natifs, beaucoup plus communicatifs qu’on ne l’imagine.

Le village des crèches

Dans le Puy-de-Dôme, entre Clermont et Aubusson, Landogne met la nativité à l’honneur depuis 1997. Dans l’église, bien sûr, mais aussi derrière les fenêtres des habitations, dans les granges ou des vitrines en bois installées au fil des rues, les crèches sont plus de quatre-vingts à investir chaque hiver le village de Landogne.

De Bali au Danemark, en passant par l’Espagne, le monde entier s’expose à travers de chatoyantes crèches, encore plus belles sous les illuminations nocturnes. Et pour réchauffer les courageux visiteurs, la salle des fêtes se transforme en salon de thé dès 16 heures.

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